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Septembre 2019 - Epargne

Le fonds en euros est-il toujours le meilleur produit d'épargne ?

Depuis plusieurs années maintenant, la baisse des taux des emprunts d’État, communément appelés "taux sans risque", impacte les rendements des placements monétaires et garantis. Les fonds en euros, investis majoritairement en dettes souveraines, n'échappent naturellement pas à phénomène. Leurs rendements restent souvent meilleurs que celui des fonds monétaires et autres livrets. Pour combien de temps encore ?

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Le meilleur rendement sans risque

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Selon la Fédération Française des Assureurs (FFA), le rendement moyen des fonds en euros des contrats d'assurance vie est resté stable en 2018 à 1,8% (Source FFSA). Même sans les avantages fiscaux à 8 ans, et si on paye la flat tax de 30 %, on se retrouve avec un rendement net de 1,26%, donc supérieur à ce qu'on obtient sur tous les livrets réglementés.

En pratique, la fiscalité est rarement aussi élevée. Certes, vous ayez toujours les prélèvements sociaux de 17,2 % (sauf non-résidents), mais l'IR n'est prélevé qu'au moment des rachats.
Si vous ne faites pas de rachat, vous ne payez donc pas d'IR. Certes, vous finirez par faire un rachat (quoique...) et donc payer de la fiscalité au moment du rachat mais en attendant, l'épargne accumulée continue de produire des intérêts.
Si vous faites un rachat, seule la part de gains comprise dans le rachat est imposée. Cette part de gains est souvent marginale par rapport à la part de versements. Au bout de 8 ans, les gains pris en compte dans les retraits bénéficient avant impôt d'un abattement de 4600 euros pour un célibataire ou de 9200 euros pour un couple. En pratique, une grande partie des intérêts produits par le fonds en euros sera donc exonérée d'IR

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À savoir : Sur MonFinancier Retraite vie, le fonds en euros Suravenir Opportunités a servi en 2018 un rendement de 2,80*%nets de frais de gestion. Le fonds Suravenir Rendement, également disponible sur MonFinancier Retraite vie, a servi quant à lui un rendement de 2*% net en 2018.

A noter qu'afin de préserver cette performance, chaque nouveau versement sur le fonds Suravenir Opportunités doit comporter 40% minimum en unités de compte. Les unités de compte constituent d'ailleurs un potentiel de performance, à condition d'être prêt à ajouter une dose de risque, dans la mesure où elles ne garantissent pas le capital versé. S'agissant du fonds en euros Suravenir Rendement, depuis le 1er janvier 2019 tout versement supérieur ou égal à 500 000 € doit être investi à 30% minimum en Unités de Compte

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Ces performances ne se font pas au détriment de la liquidité. En effet, les sommes investies dans l'assurance-vie sont toujours disponibles. Vous pouvez faire un retrait, partiel ou total, à n'importe quel moment, et récupérer vos fonds en quelques jours. Vous pensiez que l'assurance-vie était bloquée 8 ans ? Les huit années, c’est pour bénéficier d’une fiscalité plus douce et notamment d'un abattement annuel de 4600 euros pour un célibataire ou de 9200 euros pour un couple marié ou pacsé, qui s'appliquent sur la part de gains retirés.

L'assurance-vie présente d'autres avantages, comme par exemple celui de diminuer les droits de succession en désignant le ou les bénéficiaires en cas de décès qui bénéficieront d'un abattement sur les sommes transmises via l'assurance-vie.

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Quel avenir pour les fonds en euros ?

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Dans une interview donnée à l'Argus de l'Assurance, le vice-président de l'ACPR (Autorité de contrôle prudentiel et de résolution) a jeté un pavé dans la marre : il a estimé que les assureurs devront "renoncer aux produits en euros offrant à la fois la protection du capital et une liquidité permanente". En cause ? La baisse continue du taux de rendement des obligations d’États, qui composent majoritairement les portefeuilles des assureurs sur les fonds en euros.

Ces propos ont naturellement fait réagir les professionnels du secteur.

Les assureurs Generali et Allianz par exemple, deux des plus gros acteurs du marché de l'assurance-vie, souhaitent mettre en place des mesures pour limiter les nouveaux investissements dans les fonds en euros. En effet, plus ces fonds bénéficient d'un afflux de capitaux, plus les assureurs doivent acquérir des nouvelles obligations pour agrandir la taille leur fonds en euros. Des nouvelles obligations à taux négatifs, qui vont peser sur le rendement global du fonds. L’idée de ces deux assureurs vie est donc d’orienter l’épargne de leurs futurs clients vers des supports plus risqués. Ils vont donc mettre en place des contraintes d'investissement plus fortes sur leurs fonds en euros, avec l'obligation de verser en partie en unités de compte. Pour aller encore plus loin, Generali songerait également à appliquer des frais d’entrée sur ses supports en euros en 2020, selon les Échos.

Mais tous les professionnels du secteur ne partagent pas cet état d'urgence sur les fonds en euros. Les propos du vice-président de l'ACPR sont à nuancer, selon Guillaume Rosenwald, directeur général de la MACSF : "Ce n'est pas la fin du fonds en euros. Du côté de la MACSF, il n'y a pas d'urgence particulière, le rendement du fonds en euros ne va pas chuter brutalement".

Interrogé par l'AFP, Gérard Beckerman, le président de l'Association française d'épargne et de retraite (Afer), abonde également dans ce sens : "L'Afer ne partage en aucune mesure les positions de Jean-Laurent Granier, elle renouvelle sa confiance dans les fonds euros".

Même son de cloche pour Cyrille Chartier-Kastler, fondateur de Good Value for Money, cabinet spécialisé en stratégie et management dans le secteur de l'assurance : "Il y aura une érosion progressive du taux de rendement des fonds en euros, mais il ne faut pas s’attendre à une catastrophe. Les assureurs vie gèrent très bien leurs fonds en euros classiques et disposent de bonnes réserves pour diversifier leurs investissements au sein de ces supports, poursuit-il. Ils ont encore la capacité d’absorber 10 années de taux d’intérêt bas."

Le niveau des réserves : un des facteurs déterminants qui permet à beaucoup d'assureurs d'absorber la baisse des taux et de limiter la baisse des rendements de leurs fonds en euros. Ce fut déjà le cas en 2018, pour certains fonds en euros, quand le rendement moyen des fonds en euros est resté stable alors que tous les experts s'attendaient à une nouvelle baisse. Selon le relevé effectué fin 2018 par Good value for money (GVFM), la provision pour participation aux bénéfices (PPB) moyenne des fonds en euros de l’assurance-vie a plus que triplé en 5 ans.
Autre facteur déterminant : la bonne gestion des assureurs. Les fonds en euros résistent bien à la baisse des taux grâce à leurs stocks d'obligations anciennes. Ils doivent donc acheter des nouvelles obligations, peu rémunératrices, uniquement dans le cas de collecte positive (mais sur 2 ans, la collecte sur les fonds en euros est négative), ou pour remplacer les obligations arrivant à échéance, "mais ce poste représente seulement environ 10 % du portefeuille" explique Arthur Chabrol, directeur général délégué d'Aviva France. Enfin, dernière force des fonds en euros : leur poche de diversification. Les fonds en euros n'achètent pas que des OAT. Ils investissent également en obligations d'entreprises et high yield, en immobilier et même en actions. Avec la performance des marchés immobiliers et boursiers en 2019, l'espoir de voir le fonds en euros conserver sa place de numéro 1 des produits d'épargne pour 2019 est donc très grand.

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>> Découvrez notre palmarès 2019 des fonds en euros

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Communication non contractuelle à caractère publicitaire

*Taux net de frais annuels de gestion, hors prélèvements sociaux et fiscaux. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures et ne sont pas constantes dans le temps.

MonFinancier Retraite Vie est un contrat individuel d'assurance vie assuré par SURAVENIR, Société anonyme à directoire et conseil de surveillance au capital entièrement libéré de 400 000 000 euros. Société mixte régie par le Code des Assurances / Siren 330 033 127 RCS Brest. Siège social : 232 rue Général Paulet - BP 103 - 29802 Brest Cedex 9.