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Septembre 2018 - Retraite

Chronique Challenges de Marc Fiorentino : "Grâce à Macron, les retraités devront revoir toute leur perception du risque"

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Les retraités sont-ils la cible du pouvoir ? L'année 2018 est particulièrement rude à leur égard. La hausse de la CSG, en début d'année et plus récemment, l'annonce d'un désindexation des pensions sur l'inflation, sont autant de coups durs pour leur porte-monnaie. Alors, comment préserver son pouvoir d'achat malgré ces vents adverses ? Marc Fiorentino donne ses pistes pour se replonger dans la gestion de ses économies acquises après des décennies de dur labeur: "Il faut que les retraités gèrent leur argent comme ils avaient dix ans de moins ! "

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Grâce à Macron les retraités devront revoir toute leur perception du risque

Décidément, notre président n'aime pas les retraités. Après la hausse de la CSG, voici le temps venu de la désindexation des pensions sur l'inflation. Et, évidemment, juste au moment où l'inflation repart.

Cet environnement va notamment obliger les retraités à se replonger dans la gestion de leurs économies. Ils vont devoir y consacrer à nouveau du temps alors qu'ils pensaient avoir fait tous les choix nécessaires; tant en matière de placements qu'en matière de succession. Entre une politique ouvertement hostile et un environnement de taux d’intérêts de plus en plus bas, les retraités ne peuvent plus laisser leur argent, quand ils en ont, sur des livrets ou des fonds euros des contrats d'assurance-vie. Rajoutez à cela, l'allongement de la durée de la vie, et c'est toute la perception du risque qui est à revoir chez les retraités. Fini le temps, où on conseillait à un épargnant qui partait à la retraite de ne plus prendre de risque et vivre des intérêts de ses placements, en complément de sa pension.

Non, à 65 ans ou à 70 ans, même si on est vieux et inactif aux yeux d'Emmanuel Macron, on redevient jeune pour la gestion de son patrimoine. Il faut que les retraités gèrent leur argent comme s'ils avaient dix ans de moins : cela tombe bien, c'est la perception qu'ils ont de leur âge. Mais ce n'est pas un changement anecdotique, c'est un véritable bouleversement. Les retraités qui ont de l'épargne vont devoir prendre un "coup de jeune". Encore un paradoxe.

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Quels sont les placements à privilégier à la retraite ?

Pour garantir son pouvoir d'achat à la retraite, il est plus prudent de s'y prendre le plus tôt possible. Très bien. Mais une fois à la retraite, que faut-il faire ? Peut-on encore souscrire à des placements ? Bien sûr. Il existe des pistes pour ne pas compter que sur sa pension et ainsi financer ses activités, ses besoins, ou faire profiter ses proches et organiser la transmission de son patrimoine.

La pierre pour solidifier sa pension ?

En 20 ans, les prix immobiliers en France ont fait plus que doubler. Pas étonnant que l'immobilier représente la majorité du patrimoine des Français qui partent à la retraite. On comprend aussi pourquoi les nouveaux retraités ne veulent pas vendre leurs biens immobiliers qui leur ont permis un bel enrichissement. Surtout que tout propriétaire, surtout de longue durée, a développé un attachement psychologique très fort avec sa résidence principale...

Pourtant, alors qu'investir en immobilier est une très bonne idée quand on est en phase d'accumulation, c'est moins vrai à la retraite. Un bien immobilier, il faut s'en occuper. Il faut être bricoleur, et être prêt à faire face à des mauvaises surprises comme par exemple des gros travaux à réaliser ou un locataire qui ne paye plus son loyer. Outre ces tracas de gestion, organiser sa succession est toujours plus complexe quand il y a des biens immobiliers.

Au final, les besoins à 60 ans sont plus proches de ceux qu'on a à 30 ans (besoin de flexibilité, centre-ville, etc...), que de ceux qu'on a à 40 ans lorsqu'on achète sa résidence principale. C'est donc tout naturellement qu'un senior doit donner un coup de jeune à son patrimoine, par exemple en redevenant locataire en centre-ville et/ou en privilégiant des placements liquides comme l'assurance-vie ou des placements immobiliers «sacs à dos» comme des SCPI.

Alors pour que retraite ne rime pas avec prise de tête, les Sociétés civiles de placement immobilier (SCPI) permettent d’investir dans l’immobilier sans se soucier de la gestion puisque c’est la société qui s’en occupe pour vous. L’autre avantage, et il est de taille, c’est que les SCPI permettent de mutualiser les risques et de diminuer ainsi le risque locatif.

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Les personnes fortement imposées, dont le taux marginal d’imposition est égal ou supérieur à 30%, privilégieront, si elles veulent des revenus immédiats, les SCPI européennes. Par exemple une SCPI qui investit en Allemagne : Pas de prélèvement sociaux et les revenus distribués par la SCPI doivent être déclarés, mais bénéficieront d’un crédit d’impôt sur le taux moyen d'imposition ce qui viendra limiter la fiscalité française. Exemple : vous avez une tranche marginale à 41% et votre taux moyen d’impôt est de 35%. L’imposition globale portant sur les revenus de la SCPI sera de 6% !

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>> Je souhaite obtenir une information détaillée sur la SCPI Novapierre Allemagne

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Les prix, le levier, le crédit, la fiscalité, etc...,l'immobilier est adapté en phase d'accumulation mais arrivé à la retraite cela devient très contraignant. Il faut privilégier une assurance vie et/ou un contrat de capitalisation.

L’assurance-vie : pour tous les épargnants

L'assurance vie, placement préféré des Français, permet aussi de se constituer un complément retraite. Il s'agit d'un véritable outil patrimonial qui permet de minimiser l'impôt sur les revenus, de sécuriser son patrimoine grâce au fonds en euros et diversifier ses placements vers des supports en actions et en immobilier. L’assurance-vie permet également d'organiser la transmission de son patrimoine sans droits de succession.

En cas de décès du détenteur de l'assurance vie, la fiscalité est avantageuse : exonération totale des droits de succession ou abattement progressif en fonction de la date d'ouverture du contrat et de l'âge de l'assuré lors du versement. Jusqu'à vos 69 ans, vous pouvez transmettre 152 500 euros par bénéficiaire en franchise d’impôt. Et après 70 ans, vous bénéficiez d'un nouvel abattement à hauteur de 30.500 euros par assuré tous contrats confondus. Même après vos 70 ans, les versements (quels qu’ils soient) restent avantageux, vos gains peuvent échapper à la fiscalité en cas de retrait au bout de 8 ans (abattement de 4600 euros pour une personne seule ou 9200 euros sur les gains des retraits).

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Le contrat de capitalisation pour cumuler avec l'assurance-vie

N’oublions pas le contrat de capitalisation, une enveloppe qui peut être judicieuse dans le cadre d’une optimisation de stratégie patrimoniale tant en termes de fiscalité, que de transmission.

Contrairement à l’assurance-vie, il est possible de le transmettre tel quel par donation ou succession (en conservant l'avantage fiscal). Le contrat de capitalisation peut, par exemple, faire l'objet d'une donation de nue-propriété aux enfants. Dans tous les cas le donataire (celui qui reçoit) bénéficie de l'antériorité fiscale du contrat.

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>> J'obtiens une documentation détaillée sur le contrat de capitalisation

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Communication non contractuelle à but publicitaire

Les parts de SCPI de rendement sont des supports de placement à long terme (minimum 10 ans) et doivent être acquises dans une optique de diversification de votre patrimoine. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures et ne sont pas constantes dans le temps.

Comme tout investissement, l'immobilier présente des risques :

- La baisse de la valeur du placement. Le capital investi dans une SCPI n’est pas garanti. La valeur de part d'une SCPI évolue dans le temps, en relation étroite avec l’état de la conjoncture de l'immobilier d'entreprise. Cette conjoncture suit des cycles successifs, avec des phases à la hausse et à la baisse.
- La diminution des revenus locatifs. Dans un contexte économique moins favorable, la baisse des revenus locatifs versés aux associés est due à la diminution du taux d’occupation financier et/ou à la baisse du montant global des loyers versés par les locataires. Cette baisse peut être toutefois atténuée par l’effet de la mutualisation des risques grâce à la diversification immobilière et locative du portefeuille de la SCPI.
- La liquidité. La SCPI n’étant pas un produit coté, elle présente une liquidité moindre comparée aux actifs financiers. Les conditions de cession (délais, prix) peuvent ainsi varier en fonction de l’évolution du marché de l’immobilier d'entreprise et du marché des parts de SCPI.